Notre engagement envers notre blogoliste…

blogoliste C’est dans l’application qu’on peut vérifier jusqu’à quel point on maîtrise ou non les différents rouages d’une stratégie. C’est encore plus vrai dans le domaine de l’utilisation des TIC et encore plus visible et évident simplement parce que le but recherché est justement cette visibilité.

Une campagne électorale est un délai particulièrement audacieux pour souhaiter marquer des points en peu de temps à l’aide des réseaux et médias sociaux. La prudence qu’exige une intégration stratégique adéquate est souvent bousculée et remise en cause par le rythme d’une campagne. C’est d’ailleurs grâce ou parce que cette cadence que se commettent les meilleures poussées stratégiques ou les pires erreurs.

Plusieurs des blogueurs qui disposent d’une fenêtre d’évolution à plus long-terme comprennent l’importance des petits pas dans ce monde où la course à la visibilité peut se retourner contre soi à une vitesse effarante. Élargir les horizons de notre blogoliste, réviser notre politique éditoriale, intégrer certains widgets, modérer ses commentaires, déterminer la pertinence des hyperliens, autant de défis qui sont au coeur de l’empreinte numérique en devenir de notre blogue et qui demande une réflexion que le rythme d’une campagne affecte, qu’on le veuille ou non.

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Que deux partis bloguent actuellement: le Bloc Québécois et le Parti Vert du Canada. Je ne peux que saluer l’audace et le courage de l’un et l’autre. Si tous les partis utilisent Twitter et Facebook, on commence à peine à remarquer une certaine maîtrise quant à l’exercice de la part des spin doctors. J’ai d’ailleurs eu la chance sur Twitter de saluer le travail du BQ à cet effet.  Quant aux blogues, la traditionnelle blogoliste, elle aussi, n’est utilisée que par le Bloc Québécois.

J’ai soigneusement observé cette blogoliste. Elle retourne correctement l’ascenseur à des blogueurs qui font un travail soutenu pour promouvoir l’élection du BQ le 14 octobre prochain et l’on ne saurait lui reprocher. Ce qui m’intéresse plus particulièrement, c’est la signification que l’on donne à une blogoliste. Quel genre d’appui représente l’ajout d’un blogue à ma liste? Quel genre de caution au niveau du contenu des blogues référés ma blogoliste représente? En termes clairs, jusqu’à quel point je dois spécifier mon intérêt ou mon adhésion aux idées ou orientations, à tout le moins générales, d’un blogue que je présente? Lire ici l’explication du BQ.

Un parti politique voit traditionnellement sa liste de donateurs soigneusement scrutée par les journalistes. La présence de tel ou tel individu à une activité-bénéfice peut facilement mener à toutes les sortes d’interprétations, plus ou moins vérifiables et fondées. Il semble que l’entourage virtuel d’un blogue ne soulève pas encore ce même intérêt, du moins dans les discussions que j’ai la chance d’avoir avec certains passionnés de la chose 2.0.

Comprenez-moi bien, loin de moi l’idée de créer des scandales là où il ne s’en trouve pas. Je connais suffisamment bien le politique pour savoir que la vaste majorité des politiciens, et le BQ n’y fera pas exception, ne saurait cautionner toute la variété de propos que l’on trouve dans cette blogoliste et encore moins y adhérer en pratique.  Mais cette réflexion m’amène à une autre, vous vous en doutez bien, à quand les petits caractères sous la blogoliste permettant d’échapper aux liens pervers que pourraient faire nos détracteurs entre nous-mêmes et les gens que nous référons. Ou alors la politique éditoriale serait-elle le meilleur lieu pour définir ce que notre blogoliste contient?

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